Localité:Etats-Unis
Date du crime:1976-77
Crime:meurtre de plusieurs jeunes filles, agressions et satanisme
David Berkowitz dit « le Fils de Sam ». A 24 ans, son tableau de chasse est constitué de six victimes tuées et sept blessées en 1976 et 1977. Il fut condamné à trois cent soixante-cinq années de prison.
On le décrit comme étant jeune avec un visage rond poupin, des cheveux bruns longs et raides, des yeux rapprochés, une bouche mince, un gros nez et l'air timide.
Né d'un père inconnu et d'une mère refusant de l'assumer, il est adopté. Il en gardera un souvenir désagréable. Sa mère adoptive meurt quand il a 14 ans. Plus lard, de retour de la guerre de Corée, il part à la recherche de sa mère génitrice, la trouve mais la rencontre le déçoit, car elle n'accepte toujours pas de l'accueillir chez elle. Célibataire, il est fiancé à une fille brune aux cheveux longs qui ne l'attend plus à son retour de service militaire.
En 1974, David appris que son vrai nom était Richard Falco. En regardant dans l'annuaire téléphonique, il trouva Betty Falco et ils reprirent contact.
Enfant, il montre une cruauté extrême envers les animaux. Il verse de l'ammoniac dans l'eau des poissons rouges et empoisonne les canaris de sa mère adoptive. Des tortures raffinées sont réservées aux souris, papillons et autres animaux qu'il peut attraper. Tout cela pour vérifier sa puissance sur les êtres vivants. Apparemment intégré socioprofessionnelle, il est employé des postes, sans histoires, effacé, jovial.
En réalité, avant d'accomplir la série de meurtres, étant déçu de ne pas avoir été accepté dans le corps des pompiers, il allume environ mille cinq cents incendies à New York, en gardant la trace et les détails sur une liste retrouvée par la police. Cela ne l'empêche pas de participer à des actions de sauvetages lors de son travail en tant que vigile dans une entreprise de transports, pour être traité en « héros ».
Ses victimes sont des couples d'amoureux, de préférence avec des filles aux longs cheveux bruns, ou femmes seules du même type.
Après un premier acte au couteau qui lui déplaît à cause des éclaboussures, il descend, par prudence, au Texas pour s'acheter une arme de calibre 44 avec munitions et tire, vers la fin de la nuit, sur les couples qui flirtent dans leurs voitures ou sur des femmes seules. Il sort à la chasse chaque nuit, mais n'agit que lors des circonstances propices (donc préméditation à l'état conscient). En revanche, les nuits sans crime, il retourne sur les lieux des actes antérieurs pour revivre les moments exaltants. Il éprouve une jouissance érotique et la « gloire » de dominer autrui. Il assiste toujours à l'enterrement de ses victimes.
Après ses crimes, il adresse des messages à la police pour revendiquer l'acte et pour proférer des menaces :
« Les rues deviendront rouges de sang ».
Il acquiert le sobriquet de « Fils de Sam » et prétend agir sous l'effet d'un dédoublement de personnalité, sous les ordres de ses « doubles » Sam ou Craig.
Selon ses explications, « Sam » serait une voix démoniaque qui lui ordonne de tuer et qui lui parle par le chien d'un voisin.
Lors d'un entretien à la prison, après sa condamnation, avec Robert K. Ressier, il avoue avoir inventé consciemment « Sam » et la communication avec le chien pour se moquer des journalistes qui publiaient ces élucubrations, de la justice et des psychiatres, et surtout pour pouvoir plaider la maladie mentale. Sam était le prénom d'un de ses voisins et Craig n'était autre que le shérif-adjoint qui enquêtait sur ses crimes et qui habitait aussi dans le même immeuble. Le chien en question n'a, bien évidemment, jamais parlé. Il précisa qu'en réalité, ce qui l'intéressait le plus était d'exercer son pouvoir sur la vie et la mort des êtres. En revanche, il témoigna moins d'empressement pour commenter la composante érotique, pourtant présente dans sa manière de revivre les moments des crimes et affirma que l'amour d'une « gentille femme » qui aurait accepté ses fantasmes l'aurait empêché de commettre les crimes. Cette ultime version ne serait-elle qu'une de plus ?
D'autres recherches ultérieures tendent à lui trouver des liens avec la « famille » de Charles Manson et avec d'autres groupes pratiquant le culte satanique.